jeudi, décembre 28, 2006
Ginette et les filles arrivent et s'installent au sous-sol. Dominique fait à manger et répond aux multiples questions de bouffe. Les feuilles de riz, tu les humidifies dans l'eau tiède. Non, pas trop longtemps parce qu'elles vont devenir trop molles et elles vont se déchirer. Non, la sauce aux arachides, je l'achète pas. Je prends du beurre de pinne, du cari rouge, du miel, du citron, du gingembre râpé, de l'ail, un peu d'eau, de la fécule de maïs, je la fais bouillir. Non, j'ai pas de recette. Lolita, elle, ramasse par en arrière. Réal offre de la bière. De la Black Label. Ouache! On rit de sa sorte, puis on lui demande s'il a d'autres. On se rend compte qu'il reste la Cheval Blanc de Marie-Dédé. On a invité mononque Magella pour pas qu'il reste tout seul au réveillon. Il est arrivé chaud. On a fait du punch à la vodka avec des cerises dedans. Phillippe, Isabelle et Laurent sont à Roberval cette année. Mononque Yvan a pu venir parce qu'il n'a pas neigé. Jocelyne rit tout le temps de bon coeur. Sa vessie est à terre, on fait semblant de la chercher pis on rit. Marie-Josée est sur les nerfs, mais Marco est content de voir Steven et Loïc. Marie veut pas de petits, Marco en veut en titi. Georgette est mêlée, Élias est tanné. Mathieu a les cheveux longs, faudrait ben y couper, hein? Peut-être Chantale a de la place cette semaine. Nicole et Dominic sont là, même si elle n'est plus avec Yvan depuis 25 ans. Elle fait partie de la famille et met de la couleur aux conversations. Cette année, personne a sorti le pot pis le papier à rouler. Frédéric n'était toujours pas là et tous les cadeaux de ses enfants sont encore restés sous l'arbre. Ils viennent toujours, ça c'est sûr, mais on ne sait jamais quand est-ce qu'ils passeront chercher leurs paquets.
samedi, décembre 23, 2006
On descend...
On part de Beauport. Boischatel. Château-Richer. L'Ange-Gardien. Sainte-Anne de Beaupré. Beaupré tout-court. On monte les grandes côtes, les oreilles bouchent. Saint-Tite. Les oreilles débouchent dans les grosses côtes descendantes de Baie-Saint-Paul. L'économusée. On remonte, rebouchent. La Miche-main. Saint-Hilarion. Monica la Mitraille. Roger Côté. Clermont. La Malbaie. Cap-à-l'Aigle. Saint-Fidèle. La Fromagerie. La grange jaune de la poterie de Port-au-Persil. Saint-Siméon. Le Quévillon. Sagard. Longtemps Sagard. Saint-Antoéne. La scierie. En haut de la coulée. La coulée. Petit-Saguenay. Arrêt au 82, rue Dupré. Bisous à Marc et Marjo. Souper, puis redépart. Monte la côte. Le cabanage. L'Anse-Saint-Jean. Le coin des Routes. Le pont tout nu. Le village. L'église. Le pont couvert. 298, rue Saint-Jean-Baptiste. Papa et Maman qui nous attendent. Mmmmh...
mercredi, décembre 20, 2006
Ça va, ça vient
Combien de personnes peut-on côtoyer au cours d'une seule vie? Parfois, on peut se sentir complètement en phase avec quelqu'un, puis, sans trop qu'on sache pourquoi, on s'éloigne et on se perd de vue. Et puis on fait d'autres rencontres, ça clique un temps, puis, pouf!
Combien de personnes j'ai pu jeter ou laisser aller? J'en ai eu plusieurs, des amis, des chums de brosse, des chums tout court, des coups de coeur, des coups de tête. Je suis souvent partie sans laisser de traces. D'autres sont partis sans plus jamais en avoir entendu parler. Quelques uns sont revenus. J'en ai revu avec grand plaisir, avec l'envie folle de renouer avec eux. J'en ai revu d'autres avec l'envie de me cacher très loin. Quelques uns me rappellent de mauvais souvenirs, j'ai préféré les chasser pour toujours. D'autres me rappellent de bons moments, mais la magie semble avoir disparu. On est plantés l'un devant l'autre, sans rien avoir à se dire. J'ai parfois tenté des rapprochements sans succès et ça m'est arrivé de ne pas répondre à des appels. Les amitiés vont et viennent, c'est la vie.
Combien de personnes ont pu me jeter? Je ne sais pas, mais je ne leur en veux pas, c'est la vie.
Combien de personnes j'ai pu jeter ou laisser aller? J'en ai eu plusieurs, des amis, des chums de brosse, des chums tout court, des coups de coeur, des coups de tête. Je suis souvent partie sans laisser de traces. D'autres sont partis sans plus jamais en avoir entendu parler. Quelques uns sont revenus. J'en ai revu avec grand plaisir, avec l'envie folle de renouer avec eux. J'en ai revu d'autres avec l'envie de me cacher très loin. Quelques uns me rappellent de mauvais souvenirs, j'ai préféré les chasser pour toujours. D'autres me rappellent de bons moments, mais la magie semble avoir disparu. On est plantés l'un devant l'autre, sans rien avoir à se dire. J'ai parfois tenté des rapprochements sans succès et ça m'est arrivé de ne pas répondre à des appels. Les amitiés vont et viennent, c'est la vie.
Combien de personnes ont pu me jeter? Je ne sais pas, mais je ne leur en veux pas, c'est la vie.
mardi, décembre 19, 2006
Big Brother
On a beau avoir les mêmes racines, certains arbres ne poussent pas du tout de la même manière. On a beau avoir le même sang, ça ne nous empêche pas de se sentir parfois comme des étrangers. On a beau être frère et soeur, j'ai beau t'aimer encore, je ne peux pas être d'accord avec tous les choix de vie que tu as faits. vendredi, décembre 15, 2006
Et voici pour vous la plantureuse Tite-Meummman!

Ainsi donc, j'ai des voyeurs. Je sais que vous êtes là. Ça tombe bien, je suis une exhibitioniste. Je couche toutes nues sur cet écran mes pensées, mes joies et mes peines. Je sais que vous vous cachez pour regarder mon striptease de l'âme. En cachette, par le petit trou, vous observez jusqu'où je vais déshabiller mes émotions. Adeptes du trois X, vous avez été démasqués grâce à un fabuleux outil nommé "Google analytics". J'ai accès à des statistiques, je connais le nombre de visiteurs, la ville où ils se trouvent, à quelle heure ils sont venus. Je connais tout de vous, voyeurs anonymes, je peux vous faire chanter. Mon rire diabolique, entendez-le creux dans vos oreilles..... Ha ha ha ha...
Pis? J'vous ai eus hein? C'est même pas vrai! Vous z'avez eu peur pour vrai, hein? Des papillons au ventre, la visage qui blêmit. Honnn... Excusez-moi... Vous pouvez rester parmi moi sans craintes en toute anonymité. Je continuerai mes sets avec plaisir, moyennant 10 dollars pour un contact direct.
p.s.: Pour Steven, Doum et Julie, ce sera gratis car ils sont sortis du placard depuis longtemps.
Pis? J'vous ai eus hein? C'est même pas vrai! Vous z'avez eu peur pour vrai, hein? Des papillons au ventre, la visage qui blêmit. Honnn... Excusez-moi... Vous pouvez rester parmi moi sans craintes en toute anonymité. Je continuerai mes sets avec plaisir, moyennant 10 dollars pour un contact direct.
p.s.: Pour Steven, Doum et Julie, ce sera gratis car ils sont sortis du placard depuis longtemps.
jeudi, décembre 14, 2006
Patinage de fantaisie
Moi je patine, pis heu, je continue de patiner. Pis je patine, pis on patine. Patine, patine, comment ça, patiner?
Moi je patine quand vient le temps de dire quelque chose d'important. Moi je patine quand quelque chose ne va pas et que je dois en parler. Je patine quand je dois demander un service. Je patine quand je suis en colère et que je ne trouve pas les mots pour l'exprimer. Moi je patine bien, mais je ne vais jamais droit au but.
Je fais des prouesses. Je fais des "heu... ben tsé... hum... ché pas..." Je flatte dans le sens du poil. Je tète, je complimente. Je pleure, je souris, je me gratte la tête, je me mords les lèvres. Je fais des pirouettes. La tâche me paraît ainsi moins difficile à affronter.Moi je patine quand vient le temps de dire quelque chose d'important. Moi je patine quand quelque chose ne va pas et que je dois en parler. Je patine quand je dois demander un service. Je patine quand je suis en colère et que je ne trouve pas les mots pour l'exprimer. Moi je patine bien, mais je ne vais jamais droit au but.
mardi, décembre 12, 2006
Soul inconsolable
Ce matin, depuis huit heures et quart, j'arrête pas de pleurer. Je viens d'arriver chez-nous, la maison est vide et je me sens comme une grosse boule inquiète. C'est la première journée de garderie de mon fiston. J'ai le coeur tellement gros... Une étrangère, je l'ai laissé chez une étrangère... Tout le monde avait le rhume... Il y avait un enfant plus vieux qui avait du mal à quitter sa mère... Je suis partie et il ne s'en est même pas aperçu... Ses biberons, elles les a laissés sur la tablette, va-t-elle penser d'aller les porter au frigo...
Câline que c'est dur... Je retourne pleurer sur le divan...
Câline que c'est dur... Je retourne pleurer sur le divan...
lundi, décembre 11, 2006
Chiâler pour chiâler
Mon sport favori. Vraiment. Chiâler sur toutte, presque tout le temps. La fille de la météo le matin :"Le ciel est gris, c'est pas jojo à l'extérieur". Farme-toi, stie! J'aime ça, moi, les journées pluvieuses. ça me relaaaaxe. Une autre journée :"Malheureusement, la température est en dehors des normales de saison. Au moins, il fait beau soleil, ça nous remonte le moral". M'en crisse! J'ai pas besoin de ton avis!
À la tévé, j'me lâche lousse. Le gros Benoît Gnochon : pas capab! Véro : pas capab! Sébastien Benoît : kin toé, des dents! Éric Salvail : j'en fais une pinata drette-là! Le serrage de mains de Guy A. au début de Tout le monde en parle, stie, ça mange un gros cinq minutes au début. Les lignes ouvertes, je peux pas en sentir une seule. On dirait que tous ceux qui appellent essaient de se forcer pour dire une intelligenterie mais ché-pas-pourquoi, c'est jamais arrivé. À radio, si j'ai le malheur de tomber sur le 98.1, ça arrête pas. "Câlisse qui ont pas de classe leux zanimateurs, ça pas de bon sens parler mal de même à radio. On dirait des jeunes qui niaisent dans leux salons...bla...bla...bla...". Je me rends même pus compte que je deviens pire qu'eux! Je devrais leur envoyer mon C.V., tiens. Ah c'est vrai, mon hostie de C.V. vaut pas d'la marde! Un film de cul? "Mais, a crie donc ben, c'est effrayant. Tu y as t-y vu les gros tatoos lettes sué bras? Y'a donc ben le pénis croche. Stie, ses seins, on dirait des cantaloups" Je chiâle sur toutte, j'vous dis!
Il neige :"Hon non!" Il fait beau :"Il fait trop chaud!" Dans l'autobus, maudite marde, j'ai la chance d'être tout le temps assise et je peste contre les autobus bondés. Je vois les gens s'entasser comme des sardines et ça m'énerve. Sur toutte, j'vous dis!
Pis quand je suis en SPM, je chiâle sur toutte multiplié par dix. J'ai même pas besoin d'être régulière, je sais la veille que je vais l'être. C'est le moment où je trouve que la maison est à l'envers et que je trouve qu'elle est crottée sans bon sens. Sur toutte, sur toutte, j'vous dis!
Le pire, c'est que je ne suis même pas hystérique dans mon chiâlage. Ça, c'est parce que les chiâleux m'énervent. Mongrain, Proulx et Arthur, vraiment pas capable de les sentir. Non. Moi, mon chiâlage coule tout doucement, comme de simples remarques banales. Je trouve que ça donne à mon chiâlage de l'éloquence. Ça me donne un air d'analyseuse de la société, de critique de mon quotidien. Bullshit! C'est du chiâlage pur et simple, complètement gratuit et irréfléchi.
Mais je me le permets pareil, stie!
À la tévé, j'me lâche lousse. Le gros Benoît Gnochon : pas capab! Véro : pas capab! Sébastien Benoît : kin toé, des dents! Éric Salvail : j'en fais une pinata drette-là! Le serrage de mains de Guy A. au début de Tout le monde en parle, stie, ça mange un gros cinq minutes au début. Les lignes ouvertes, je peux pas en sentir une seule. On dirait que tous ceux qui appellent essaient de se forcer pour dire une intelligenterie mais ché-pas-pourquoi, c'est jamais arrivé. À radio, si j'ai le malheur de tomber sur le 98.1, ça arrête pas. "Câlisse qui ont pas de classe leux zanimateurs, ça pas de bon sens parler mal de même à radio. On dirait des jeunes qui niaisent dans leux salons...bla...bla...bla...". Je me rends même pus compte que je deviens pire qu'eux! Je devrais leur envoyer mon C.V., tiens. Ah c'est vrai, mon hostie de C.V. vaut pas d'la marde! Un film de cul? "Mais, a crie donc ben, c'est effrayant. Tu y as t-y vu les gros tatoos lettes sué bras? Y'a donc ben le pénis croche. Stie, ses seins, on dirait des cantaloups" Je chiâle sur toutte, j'vous dis!
Il neige :"Hon non!" Il fait beau :"Il fait trop chaud!" Dans l'autobus, maudite marde, j'ai la chance d'être tout le temps assise et je peste contre les autobus bondés. Je vois les gens s'entasser comme des sardines et ça m'énerve. Sur toutte, j'vous dis!
Pis quand je suis en SPM, je chiâle sur toutte multiplié par dix. J'ai même pas besoin d'être régulière, je sais la veille que je vais l'être. C'est le moment où je trouve que la maison est à l'envers et que je trouve qu'elle est crottée sans bon sens. Sur toutte, sur toutte, j'vous dis!
Le pire, c'est que je ne suis même pas hystérique dans mon chiâlage. Ça, c'est parce que les chiâleux m'énervent. Mongrain, Proulx et Arthur, vraiment pas capable de les sentir. Non. Moi, mon chiâlage coule tout doucement, comme de simples remarques banales. Je trouve que ça donne à mon chiâlage de l'éloquence. Ça me donne un air d'analyseuse de la société, de critique de mon quotidien. Bullshit! C'est du chiâlage pur et simple, complètement gratuit et irréfléchi.
Mais je me le permets pareil, stie!
dimanche, décembre 10, 2006
La fièvre du vendredi soir
Quarante degrés point quatre. Tempra, solution saline, poire nasale, kleenex, vaseline, thermomètre, gobelet d'eau et petit minou gris favori sur ma table de chevet. Loïc, corps brûlant et mou sur le mien, sa tête enfouie dans le creux de mon cou. Je ne peux ni ne veux le laisser seul dans son lit. Petite respiration saccadée pendant que ma gorge se noue. Les grands yeux inquiets de Steven nous regardent. Le petit corps brûlant et mou se retrouve sur sa poitrine. Premier appel à Info Santé : "À quarante-et-un, vous devez vous rendre à l'urgence". C'est tout ce qu'on entend, même si la voix est chaleureuse et bienveillante. Tempra d'abord. Vaseline et thermomètre plus tard. Chaque dixième de degrés en moins compte. On guette la tige bleue, on la surveille, on la scrute et on l'implore de nous stopper le supplice. Trente-neuf degrés point six. Loïc accroche-toi. Ta bataille, tes petits soldats vont la gagner.
vendredi, décembre 08, 2006
Rhube d'hobbe, rhube de bébé
Un rhube, ce d'est pas facile dans bon cas. C'est toujours pire que les autres et ba tête veut exploser. Et il semblerait que bon bébé tient de sa bère : ça lui très pénible. Pôvre petit dous. Heureusebent que Papoudet dous soigne bien. Il dous aidera à chasser les microbes et à abaisser dotre diveau de fièvre. Je call malade et vivebent la fin de sebaine!
mardi, décembre 05, 2006
A' m'énaaarve !
Ces temps-ci, je visionne des vidéos mettant en vedette Chosebine et sa tite-famille dans le but d'en faire un DVD. C'est bien cute de voir les deux autres, mais quand je vois Chosebine, chus pas capab'. A' m'énarve, c'est effrayant! Je voudrais tellement faire disparaître ses grandes dents pis sa grosse face de lune. Et puis je ne parle pas de sa voix culcul et de son parler nunuche. Stie qu'elle me tombe sué nerfs, chus pus capable de l'endurer! Allez, Chosebine, fais de l'air! Ouste, du vent! Et que je ne te vois pas non plus sur photo!
lundi, décembre 04, 2006
À Noël...
À
Noël,
j'aime bien
revoir ma famille
et mes amis.
À Noël,
c'est l'occasion
de prendre son temps
pour dire aux personnes appréciées
à quel point on les aime et qu'on a du plaisir
à les côtoyer.
Je choisis
Noël par prétexte,
mais je devrais le faire toute l'année,
chaque fois que je le pense et que j'en ai envie.
Je ne fais pas souvent parler mon coeur parce que j'ai peur
toujours du jugement des autres.
Ce sera Noël mais
je ne peux pas attendre
jusqu'au 25 décembre pour vous dire
combien je me sens privilégiée de vous avoir rencontrés
et de prendre une toute petite place dans votre vie.
Je vous aime
Mille Bisous!!
Noël,
j'aime bien
revoir ma famille
et mes amis.
À Noël,
c'est l'occasion
de prendre son temps
pour dire aux personnes appréciées
à quel point on les aime et qu'on a du plaisir
à les côtoyer.
Je choisis
Noël par prétexte,
mais je devrais le faire toute l'année,
chaque fois que je le pense et que j'en ai envie.
Je ne fais pas souvent parler mon coeur parce que j'ai peur
toujours du jugement des autres.
Ce sera Noël mais
je ne peux pas attendre
jusqu'au 25 décembre pour vous dire
combien je me sens privilégiée de vous avoir rencontrés
et de prendre une toute petite place dans votre vie.
Je vous aime
Mille Bisous!!
vendredi, décembre 01, 2006
La cuisine des mousquetaires
- (un peu pincée) Alors, Maïté, qu'allez-vous nous cuisiner aujourd'hui?- (grosse voix grave) Eh bien aujourd'hui, Micheline, nous allons manger de la bonne anguille.
- Oh! Mais dites-donc, Maïté, je vois qu'elles sont bien vivantes vos anguilles.
- Mais bien-sûr, Micheline. Elles seront on-ne-peut-plus fraîches, allez!
- Alors...
- Alors, on prend une anguille comme ceci, voyez (l'anguille se tortille vigoureusement). On la tient par le cou et avec le maillet comme cela, vous lui frappez bien la tête. Elle ne va pas souffrir une miette. Voyez. Zou! (Shlack!) Zou! (Shlack!) Zou! (Shlack!) Zou! (Shlack!)
- Mais, Maïté, elle bouge encore votre anguille...
- Oui, eh bien (Shlack! Shlack! Shlack!), elle est résistante, comme vous le voyez. (Shlack! Shlack!).
- Bon. Alors pour la recette.
- (Shlack!) Eh bien, nous avons besoin des deux autres anguilles ici présentes, qui n'attendent que mes bons soins, n'est-ce pas Micheline? Il vous faudra aussi un bouquet garni, de la mirepoix et une grande casserole d'eau bouillonnante bien salée, bonnemère. Faites bouillir les anguilles pour une heure. (Shlack! Shlack! Shlack!)
- Et après cette heure, Maïté, y a-t-il un autre traitement que vous allez infliger à ces anguilles?
- Hahahahaha, Micheline, vous êtes d'une perspicacité! Eh bien ces anguilles bouillies, je les ferai sauter à la poêle avec un peu de gras de canard (elle prend une grosse motte) et de l'ail. Vous n'avez pas besoin de peler les gousses à la maison hé, laissez-les entières. Leur parfum se dégagera subtilement. Lancer dans la poêle la tête de l'ail au complet hé, mais détachez les gousses, hé.
- Ensuite, Maïté...
- Eh bien Micheline, vous arrosez le tout de cognac...
- Oh, Maïté, votre poêle est en feu!
- Hohohohohoh, Micheline, c'est ce qu'il faut! Voyez, maintenant, ça s'est arrêté. Vous pouvez déguster,
- Miam! Miam! Maïté, c'est dé-li-cieux!
Cocoricooooo !
- Dites-moi donc, Maïté, nous avons un coq dans le studio...
- Bien-sûr, Micheline. Demain, chers téléspectateurs, nous allons vous cuisiner un merveilleux coq-au-vin.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_cuisine_des_mousquetaires
