lundi, avril 30, 2007

Le Petit Blogger


Sans blagues, on peut réellement se perdre sur la planète Blog. Les liens fournis dans les différents blogues peuvent nous attacher longtemps devant l'écran. Clic! Sur Pat Lagacé, puis, clic! Sur la "Célibataire urbaine". Clic! Sur "Entendu à Montréal". "Mère indigne" ne blogue plus à cette adresse, mais elle conserve tous les liens permettant d'aller jeter un coup d'oeil chez les différentes tites-meumans de ce monde. Et ça peut continuer longtemps longtemps longtemps. On va voir nos amis, puis, les amis de nos amis, puis, les amis de nos amis de nos amis, jusqu'à ce qu'on se retrouve complètement lost in the blogs ( The lost blogs ) dans un village d'amishes !

samedi, avril 28, 2007

She's dead...Wrapped in plastic.

"She's dead...Wrapped in plastic."
- Peter Martell, Twin Peaks.

Aujourd'hui, on m'a assommée. Ils m'ont enrobée de chocolat pas sucré et ils m'ont emballée dans un gros sac de plastique blanc. J'ai cru qu'ils allaient me jeter dans le fleuve, mais après 20 minutes, ils m'ont jetée dans un bain tourbillon.




mardi, avril 24, 2007

Pudidé

Sorry, try again.
Je n'ai plus d'idées.

vendredi, avril 20, 2007

Lil'miss Sunshine

Hello! Le soleil brille brille brille.
Hello! Je reviendrai bientôt.
En bas dans mon bureau,
devant mon clavier,
en fin de journée.

jeudi, avril 19, 2007

V**** où es-tu ?

J'ai retrouvé une ancienne collègue! Elle est ici.

mardi, avril 17, 2007

Mission : impossible



Bonjour Monsieur Phelps.

Il y a, à Montréal, un chauffeur d'autobus extraordinaire. Dès qu'il ouvre la porte, il accueille les passagers avec un beau Bonjour-Good morning! Il énonce très clairement les prochains arrêts :"Prochaine station: Cristophe-Colomb! Prochaine station: Louvain! Prochaine station: Legendre!" À la fin du circuit, stationné tout près d'une bouche de métro, il dit au revoir et merci à tous ses passagers: "Merci, thank you, gracias, grazie, danke, arigato, chokrane, spacibo, ... ... " Ceux-ci sortent miraculeusement avec un petit sourire accroché aux lèvres.

Votre mission, si vous l'acceptez, consiste à découvrir l'identité de ce chauffeur à la bonne humeur contagieuse. Le IMF soupçonne l'homme de posséder un antidote contre la grisaille généralisée. Étant donné les événements récents et l'ostie de temps sale qu'il fait présentement, vous devrez lui soutirer la recette de cet antidote afin d'en faire bénéficier la population entière.

Bien entendu, si vous ou un membre de votre équipe était capturé ou tué, le département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce message s'autodétruira dans les cinq prochaines secondes.




lundi, avril 16, 2007

Nom commun

Vous êtes-vous déjà googlés? Avez-vous déjà tapé votre propre nom dans Google? Voici ce que je suis :

1) Un musicien du groupe Quo Vadis.
2) Un réalisateur à la radio de Radio-Canada. Voici ma photo:


3) Une microbiologiste quelconque.
4) Une coordonatrice (formation continue) à l'UQAM. D'ailleurs, je reçois de temps à autre des courriels qui lui sont destinés.
5) L'épouse de Daniel Tessier, le policier abattu le mois dernier lors d'une opération antidrogue à Brossard.
6) La trésorière de la Corporation de l'industrie touristique du Québec.


Je suis également plein d'autres choses. La liste est longue. Non mais quel exercice égocentrique, quand même!

samedi, avril 14, 2007

L'agneau de Dieu

Certaines personnes qui n'aiment pas l'agneau disent que ça goûte la laine.

Avez-vous déjà léché un chandail de laine, vous?

Ça ne goûte rien. En tout cas, ça ne goûte pas l'agneau.

vendredi, avril 13, 2007

Les grosses polices

Derrière chez-nous, nous avons une escouade de grosses polices. Elles arrivent en gang et font la loi. Les bruants, chardonnerets, joncos et autres tourterelles fuient dès qu'ils les aperçoivent. Le périmètre de sécurité établi, tous doivent s'écarter voire disparaître sur le champ. Le chef s'installe tout en haut et ordonne à la population d'évacuer la zone.

Les geais bleus réquisitionnent alors toutes les graines.
Dix quatre.

jeudi, avril 12, 2007

Blondinardises Vol.1

Dans l'auto, avec mon chum, dans un passé récent: "Hé, ça devait être fou quand même, la circonscription..."
- La quoi, chérie?
- Ben tsé, la circonscription au Canada durant les deux guerres! Tu sais, pour les hommes... devoir aller à la guerre obligés... Fiou, ça ne devait pas être facile...
- Ah non, ça ne devait pas être facile de se soumettre à la cir-conscription.

Heureusement que j'ai été éloquente et circonsise dans mes propos. Je me suis bien fait comprendre.

mercredi, avril 11, 2007

Dominion

Ma maman disait souvait : "Dans la vie, il y a des dominants et des dominés". Elle ne voulait pas que je fasse partie des dominés, je suppose.

En tout cas, je suis ni l'un ni l'autre. Je suis une Dominique.

Maman, tu devrais savoir ça, quand même. C'est toi qui l'a choisi, mon nom, tsé.

mardi, avril 10, 2007

Primates

Avertissement

***
L'article qui suit contient des éléments pouvant choquer les petits coeurs d'oiseaux. L'auteur se fiche éperduement de vos "ouache, full dégueu" et autres dédaigneuseries.

***



L'intimité a un visage parfois étonnant.

Je coupe les ongles d'orteils de mon chum. Il me demande de faire craquer ses orteils, je m'exécute sur le champ. Je passe mes doigts entre ceux-ci, il serre le pied, ça nous fait un petit peu mal, mais c'est plaisant en même temps. Je lui enlève aussi ses graines d'oreilles. Je passe direct dans le trou, dans les racoins et derrière les lobes. Il m'arrive même de passer un petit coup de langue sur ses beaux lobes. Je gratte son cuir chevelu aussi. Je joue dans ses cheveux, les coupe quand il me le demande. S'il a des boutons, on va chercher une aiguille, on la désinfecte, et je lui crève. Je surveille aussi sa peau, ses grains de beauté. Je veille à ce qu'ils ne changent pas de couleur. Il arrive aussi qu'il ait des grains de poivre entre les dents. S'il ne parvient pas à les enlever lui-même, j'y vais avec mes petits ongles.

Il me rend aussi de bons services. Arrache des échardes si j'en ai, regarde ma gorge si elle fait mal. Il reste dans la salle de bain quand je m'assieds sur la toilette, même si je l'implore de quitter les lieux. Il m'a vu accoucher et a même vu bourgeonner mes hémorroïdes pendant que je forçais.

On se sent mutuellement nos haleines matinales depuis presque douze ans. On s'est vus vomir, être malades comme des chiens, avoir le flu. Et on s'aime encore. Je le trouve beau et attirant.

Avec mon bébé singe, il se passe un peu les mêmes phénomènes. Je surveille attentivement l'état de ses selles, de ses fesses et de ses parties génitales. Je mets de l'onguent, de manière à éviter les rougeurs. Je guette aussi le chapeau, gratte les endroits où j'en trouve. J'enlève les croûtes d'yeux, les crottes de nez. Quand je découvre une saleté impromtue, je liche mon pouce et frotte la zone.

L'Homme descend du singe. Sans conteste.

lundi, avril 09, 2007

Trois fois par jour

Je ne pense qu'à ça. Je dois venir tous les jours, c'est essentiel. Le mieux, c'est trois fois par jour. Le matin, le midi et le soir. Ça me prend environ une demi-heure à chaque fois, dès que l'héritier est endormi. Je vais voir le blog de Loïc, le blog de Tite-Meuman, le blog à Doum, le blog à Julie. Je regarde s'il y a de nouveaux commentaires. J'aime ça, je les lis et, bien souvent, je me marre bien. Je réponds sans vraiment réfléchir aux divers billets, puis, je cherche une idée pour mes blogs et je les écris. Peut-être je devrais tourner mes doigts sept fois avant de taper, mais le plus souvent, je décide de garder ma spontanéité. Je risque bien de me mettre dans l'embarras avec mes écrits non-réfléchis, mais bon, je le fais quand j'en ai envie et de la façon qui me plaît.

Je suis accro aux blogs, mais je n'ose pas me l'avouer. Je suis un peu en manque quand je ne viens pas jeter un p'tit coup d'oeil. Quand je me sens un peu isolée, loin de tout contact amical, je viens prendre ma dose et je me sens mieux. Bien sûr, ce n'est pas comme un fix d'héro. Le high ne sera jamais aussi puissant qu'une bonne accolade, mais tant que vous m'offrirez votre méthadone sous forme de blogs ou de petits commentaires, je survivrai.

Météores


Comment ne pas résister à Normand Daneau chantant Vivre dans la nuit devant un public "en délire" dans une taverne en plein après-midi?

La dernière des Étoiles Filantes était jeudi dernier et c'était un bin bon p'tit show de télé.

vendredi, avril 06, 2007

Revealed Size of Grosse-Meuman

Je pèse 148 livres. 150 si j'arrondis. J'en pesais 125 avant de tomber enceinte. Fait chier.
Fait chier, oui pis non.
Fait chier de me voir si lette en ce miroir, mais fait pas chier non plus parce que c'est ce corps qui a porté la personne que j'aime le plus au monde. Fait chier de porter du 12 ans au lieu du 6, mais j'ai du respect pour mon ventre, pour mon utérus et pour mes belles graines, qui, mélangées à celles de qualité-A de mon p'tou, ont donné un résultat faramineux. Non mais quand même, sur tout le lot disponible, il aurait pu arriver que notre mélange ne soit pas terrible. Mais non. Premier essai réussi. Faut crère qu'elles étaient de qualité, nos semences.
Alors, pour le "beau" corps envolé, fait chier. Mais fait chier juste un tout p'tit peu.

jeudi, avril 05, 2007

Fouillez-moi pourquoi

Il se passe des phénomènes étranges lorsque je fais de l'ordinateur. Il peut arriver que j'écrive un texte et qu'il se retrouve complètement en italiques, sans qu'il ne me soit possible de corriger le tout. Tantôt, je lisais un commentaire de Nancy-Sissi et, en voulant répondre, pouf! Tout a disparu: il n'y plus aucun moyen d'ajouter des commentaires sur ce billet.

Je crois que ce sont des esprits-fantômes qui m'envoient des messages : "Tu es nulle avec la technologie, lâche ton clavier et retourne balayer le plancher!"

Go Nordique, go! (pause publicitaire)

C'est chaud. C'est très chaud, tu te sens comme une guenille. Après, c'est frette. Ça picote partout dans ton corps. Ça fait du bien. Ça prend un temps de repos, le temps que ton corps reprenne sa température normale. Et tu recommences. Deux, trois, quatre fois. Ça peut même se terminer par un massage.

C'est à Stoneham. Ça s'appelle le Spa Nordique.

Broue!

À 18 ans, j'ai été serveuse au petit bar de mon village. Je travaillais le samedi, de midi à neuf heures. C'était une vraie taverne. Voici ce que j'ai retenu.

* "Crime, t'es donc bin gênée, toé! Viens t'assire a'ec nous zôôôôôôôtres! "

* N'homme buvait des grosses Molson Ex. Je n'ai détecté qu'une seule dent dans sa bouche. La canine gauche d'en bas.

* Quenouille buvait de la Laurentide avec un verre d'eau rincé bin frette. Après environ six bières, il shakait Parkinson. Il fallait alors lui donner de l'eau et tout rentrait dans l'ordre. Ça me faisait peur au boutte.

* L'autre Quenouille buvait des grosses Bud. Je le trouvais un peu fucké au début, mais il était bin correct.

* Donat G. buvait de la vodka 7-up. Quand il était cassé, il mettait ça sur son bill, ce qui lui évitait de tiper.

* Grégo commandait tout le temps plusieurs môzusses de B-52 (un shooter à trois boissons étagées, difficiles à réussir durant un rush). Il riait comme un débile et Steven, une fois, a songé très sérieusement lui casser une chaise sur le dos.

* StiCôté faisait semblant d'être soul avec sa p'tite Bud. Son père Olivier ne buvait pas : il jouait aux machines, espérant de faire "sortir les cloches".

* Guy buvait de la grosse Bleue, Marcel C. buvait souvent des ponces de gin, Caplan buvait de L'Illégal.

* Marcel H. buvait du café, que je ne lui faisais pas payer. Il allait souvent reconduire tous ces joyeux lurons.

* Louis-Marie buvait du Tia-Maria au lait. Le drink laissait sa laine d'acier en guise de barbe toute trempée. Il disait que j'avais que j'avais une belle aura et essayait de donner des becs de Tia-Maria sur ma main. Yeurk!

* J'avais horreur de voir entrer Pèteux au bar: il était triste à voir, mais il choquait en même temps. Sa façon de ressasser tous ses malheurs donnait envie de lui crier fort dans son cerveau : "Remue-toi, câlisse!!!!". Sa journée de beuverie se terminait toujours par un match de boxe avec lui-même sur la piste de danse. Inévitablement, un des miroirs se retrouvait cassé et il fallait essuyer le sang.



Après un an de service, j'ai lâché la psycho à l'université.

mardi, avril 03, 2007

Syllogismes porcins

Il existe des gens bons.
Le jambon, c'est bon.
Donc, les bonnes gens sont des jambons.

Le jambon à l'os, c'est meilleur.
Donc, les gens meilleurs ont des os.

C'est la vie. Ananas, ne venez pas m'obstiner là-dessus...

Un conseil.
Pâques s'en vient.
Donc, mangez vos gens bons préférés.

lundi, avril 02, 2007

24


My body has been kidnapped, I have a baby in my belly and the guy that I'm in love with may be involved in this. My name is Jack Lapointe and today is gonna be the most shocking day of my life.

The following takes place in April 2nd 2006 at 12:00 A.M. to 12:17 A.M. the next day. Events occur in real time.

Bip-bip-bi-bi-li-bi-bi-li !

12:00 to 01:00 : Aïe! Ça pince!

01:00 to 02:00 : Aïe, aux cinq minutes.

02:00 to 03:00 : Ça se calme un peu. Je vais essayer de dormir. Aïe!

03:00 to 06:00 : Aïe!

06:00 to 07:00 : En route vers l'hôpital. Aïe! Ventre sanglé. (Bravo, vous êtes en travail. Un centimètre de fait.) Aïe! On nous donne le choix : rester ici ou retourner chez nous et revenir plus tard. Un bon bain chaud m'appelle, ce sera chez nous!

07:00 to 08:00 : Un petit déjeuner McDo, ça donne des forces, non?

08:00 to 10:00 : Aïe! Ça fait bin du bien, un bain. Aïe!

10:00 to 13:00 : CTU, des spaghettis nature avec un peu de beurre feraient bien mon affaire.

13:00 to 16:00 : Ah pis, envoye dans le bain encore. Ouille! Et si je perds mes eaux dedans, est-ce que je m'en rendrai compte? Ouille! Damn it! J'embarque en eaux brûlantes.

16:00 to 17:00 : Ouille! Dis donc, chéri, si t'as faim, c'est le temps parce... Ayoye!!!

17:00 to 18:00 : En route vers l'hôpital : "Bouh hou hou... j'ai peur... j'ai peur... Bouh hou hou...."

18:00 to 19:00 : Re-sangles. (Bravo, vous avez trois centimètres de fait.) Ayoye! Dans mon cerveau effrayé: "Quoi, ça pris 18 heures pour trois centimètres? Les sept autres, j'attends une semaine????" Je mets la switch à off, je ne veux plus penser à rien. Respirer, that's it. Inspirer len-te-ment. Expirer len-te-ment. Ins-pi-rer, ex-pi-rer. J'attends l'immunité du Président.

19:00 to 21:00 : On perce mes poches avec un crochet à tricoter. Je sens couler le liquide chaud entre mes cuisses. Après quelques minutes, au loin, une voix inquiète : "Chérie? Parle-moi, chérie. Tu respires bien, mais chérie, tu ne dis plus rien. Chérie, il s'en vient le monsieur, ce ne sera pas long". Pendant ce temps, infirmières ratent mes veines six fois, je ne m'en suis jamais rendue compte. On m'accorde l'immunité, je suis libre. No more pain. Mamans qui ont accouché naturellement, vous avez toute mon admiration.

21:00 to 23:55 : Le sourire est réapparu sur mes lèvres. J'ai hâte. Chéri peut aller se chercher une tablette de chocolat.

23:55 to 12:17 : Pousse, mais pousse égal! Un syphon, ça ne débouche pas que les toilettes.

12:17 : Il est chaud et visqueux. Je le vois tout embrouillé à cause de l'eau dans mes yeux, mais il est le plus beau.