La fièvre du vendredi soir
Quarante degrés point quatre. Tempra, solution saline, poire nasale, kleenex, vaseline, thermomètre, gobelet d'eau et petit minou gris favori sur ma table de chevet. Loïc, corps brûlant et mou sur le mien, sa tête enfouie dans le creux de mon cou. Je ne peux ni ne veux le laisser seul dans son lit. Petite respiration saccadée pendant que ma gorge se noue. Les grands yeux inquiets de Steven nous regardent. Le petit corps brûlant et mou se retrouve sur sa poitrine. Premier appel à Info Santé : "À quarante-et-un, vous devez vous rendre à l'urgence". C'est tout ce qu'on entend, même si la voix est chaleureuse et bienveillante. Tempra d'abord. Vaseline et thermomètre plus tard. Chaque dixième de degrés en moins compte. On guette la tige bleue, on la surveille, on la scrute et on l'implore de nous stopper le supplice. Trente-neuf degrés point six. Loïc accroche-toi. Ta bataille, tes petits soldats vont la gagner.

3 Comments:
Ah! Loïc!
Tu as fichu une belle trousse à tes parents...Heureusement que tu avais de bons soldats!
Vaseline et thermomètre, ooooouuuuhhhh!
Je ne sais pas comment l'interpréter, mais pour Lo, un thermo-in-the-a**, ça ne lui fait pas un pli de plus sul'scrotum!
Ho ho ho ho... la mére vulgaiiiire :-(((
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