jeudi, novembre 30, 2006

Georgette

Georgette oublie tout depuis longtemps. Elle oublie ce qu'elle vient de demander, elle oublie les réponses. Elle répète sans cesse les mêmes phrases. Elle formule cinq, dix, quinze fois les mêmes questions. Ses yeux en forme d'interrogation flottent partout. Ils finissent toujours par atterrir sur Élias. Elle le regarde toujours. Et Élias voit pour elle ce qu'elle ne parvient plus à constater.

Hein Élias, où est-ce qu'on allés aujourd'hui? Qu'est-ce qu'on a mangé? Est-ce qu'on a mangé? Avec qui?

Sa mémoire flanche. Sa cohérence a foutu le camp. Parfois, elle s'en rend compte et elle pleure. Puis, elle oublie.

Parce que Georgette oublie tout depuis longtemps. Elle oublie ce qu'elle vient de demander, elle oublie les réponses. Elle répète sans cesse les mêmes phrases. Elle formule cinq, dix, quinze fois les mêmes questions... ... ...

mercredi, novembre 29, 2006

Passe-Souvent



Savez-vous pourquoi les grands enfants comme moi trippent autant sur Passe-Partout? C'est parce qu'on nous a passé et repassé les épisodes pendant quasiment 20 ans. En plusse, on avait des magnétoscopes pour les enregistrer. On a le cerveau lavé complètement. C'était ça, le truc de magie.

N'empêche que c'était vraiment bon et que ça va faire du bien de se les retaper. Avec une doudou, ne manquera plus que des biscuits au gruau avec un grand verre de lait. Faudrait peut-être juste que je réussisse à trouver un coffret kekpart.


Passe-Partout, le personnage, me tombait sur les nerfs parce que je la trouvais bébé (?!?). J'aimais mieux Passe-Carreau et Passe-Montagne.

mardi, novembre 28, 2006

Créations Suzanne

Ce n'est même pas Suzanne qui crée son linge. Elle en importe et elle le vend aux madames. Sa boutique de la rue Saint-Jean devrait plutôt s'appeler Importations Suzanne, tsé.

Mais fais-toi z'en pas, c'est pas la Suzanne à moitié folle qui t'emmène près de la rivière avec du thé pis des oranges pour passer la nuit avec elle. Cette Suzanne-ci porte des guenilles de l'armée du Salut, tsé.

samedi, novembre 25, 2006

Je m-m-m-mange dans ma tête














Les triscuits au poivre et à l'huile d'oli,
C'est bon en mautadit.
Introuvables par ici,
On les retrouve seulement à Charny.

J'en ai cherché au Métro,
Ainsi qu'au Provigo.
Il y en avait zéro.
Je suis revenue en sanglots.

J'ai du vocabulaire,
Me semble que c'est clair.
Je vais faire carrière comme parolière,
Ben plusse payant que papetière.

Linda Lemay pis Plamondon font faire de l'air,
C'est-tu pas une belle affaire!

vendredi, novembre 24, 2006

Le jour où tu deviens Meuman


Tu n'arrives même plus à imaginer comment était ta vie sans lui. Il s'est installé chez toi du jour au lendemain, a tout bouleversé tes habitudes et ta petite routine douillette. Il s'est installé comme ça, en coup de vent même si tu savais depuis des mois qu'il allait débarquer tôt ou tard. Il devient aussitôt la personne que tu aimes le plus au monde même si tu ne l'as pas choisi. Tu es remplie de joie et de bonheur, mais tu es à la fois envahie d'inquiétudes et de doutes. Tu te sens encore bien petite et immature, mais un être humain entier dépend de toi. Tu vois ça gros, tu te dis que tu as été inconsciente, insouciante et terriblement égoïste de penser qu'il sera à toi pour toujours. Tu penses qu'il t'aimera pour toujours, mais tu te dis que plus tard, il n'ira peut-être même pas te voir à l'hospice.

Tu as peur pour lui, tu as peur qu'il lui arrive quelque chose de fatal. Tu hallucines, tu le vois en danger, tu paniques. Ensuite, tu te refais confiance et tu te dis qu'il est bien avec toi. Il devient toute ta vie, mais parfois, tu voudrais retrouver quelques instants un tout petit peu ta liberté. Tu te scrutes sous toutes tes coutures parce que tu sais que ce sera toi son modèle. Il observera tous tes gestes, écoutera tout ce que tu diras, te fera aveuglément confiance. Tu voudrais lui donner le meilleur de toi, mais tu n'es pas parfaite et il s'en rendra compte. Tu l'acceptes et tu décides de rester authentique, car lui, il l'est parfaitement. Il n'a aucun masque et tu l'aimes de tout ton coeur, inconditionnellement.

jeudi, novembre 23, 2006

Chosebine et son corps

Chosebine se mord les lèvres et arrache les peaux. Ça saigne souvent et ça lui fait même un peu mal, mais elle adore ça. Elle garde la petite peau entre ses dents et joue avec. Elle la mâchouille puis elle la jette.

Elle se ronge les ongles aussi. En regardant la télé, c'est le best. Ça remplace les Miss Vicky's. Des fois, elle prend un coupe-ongles et elle découpe les peaux dures. Elle n'a jamais joué de la guitare de sa vie, mais elle a de la petite corne sur le bout des doigts à force de les tailler, de les gruger et de ronger.

Chosebine fait une fixation sur ses pieds. Toute la soirée, elle les caresse, les masse. Après leur avoir donné de l'amour, elle prend le ciseau et taille la corne. Plus les morceaux sont gros, plus elle est contente. Ça peut parfois prendre une heure. Après ce rituel de découpage, elle prend son instrument spécial et sable le dessous de ses pieds. Frotte frotte fort jusqu'à ce que se forme une petite poussière blanche sur le plancher. Puis, Chosebine les apaise avec une belle crème qui sent tout bon. C'est comme si elle voulait s'excuser de les avoir malmenés.

Elle fait sensiblement le même traitement à ses cuisses. Avec un gros gant de crin, elle frotte avec toute sa puissance et son désarroi. Les cuisses deviennent toutes rouges, c'est ce qui faut pour faire sortir les démons. En guise d'excuses à ses cuisses, une crème bien grasse au parfum délicat.

Chosebine est dure aussi avec ses gencives. Entre ses dents, elle enfonce loin le fil dentaire et les fait saigner. Chosebine est alors satisfaite et peut brosser ses dents bien vigoureusement. Après les dents, il faut brosser les cheveux. Encore une fois, elle y met tout son coeur. Et plus les cheveux tombent, plus elle est heureuse. Elle gratte aussi très très fort son cuir chevelu dans lequel se sont formées des petites galles, si agréables à arracher.

Les cils et les sourcils y passent aussi. Entre le pouce et l'index, les petits poils y restent et Chosebine est contente. Elle descend ensuite ses doigts sur ses lèvres et arrache les peaux. Ainsi recommence la boucle.

She's in plastic. It's fantastic!

Je la trouvais tellement belle. Si grande en miniature. Avec sa taille de guêpe, ses longs cheveux blonds, ses seins pointus et ses longues jambes de caouchouc. D'ailleurs, il m'était impossible de lui enfiler des leggings : ça ne glissait pas assez. Les pantalons serrés étaient inenfilables, complètement. C'était pas bien grave après tout, je la préférais en robe. Les longues à frous frous et à crinoline.

Plusieurs madames ont dit qu'elle avait mauvaise influence. Qu'elle donnerait des complexes. Bien sûr, elle était trop belle pour être vraie, mais ça, je le savais même à sept ans. De toute manière, même si elle avait des attributs féminins accentués, elle n'avait rien entre les deux jambes. Ce n'était pas une vraie femme.

Ma préférée était la pêche et crème, mais elle n'était pas à moi. Moi j'avais celle avec la robe pleine de coeurs en velours rouge et en taffetas blanc. J'avais la médecin aussi. Et un Ken qui venait avec un bébé fille. Et un autre Ken cheap qui pliait pas les bras.

Je leur en fait faire, des bébés, à mes Kens pis à mes Barbies. D'ailleurs, c'étaient même pas leurs noms. Je leur en avais donné d'autres. J'ai inventé leurs histoires. Mes poupées se sont chicanées, puis réconciliées. Elles se sont aimées, elles se sont fait rire. Elles se sont trahies, elles se sont vengé. Elles sont restées amies. Elles avaient des beaux métiers, de belles soirées, mais leurs vies étaient étonnement conventionnelles. Elles avaient des chums, des bébés et faisaient leur marché.

Et comme dans un feuilleton, elles étaient toujours habillées, maquillées et coiffées impec. Même au saut du lit!

lundi, novembre 20, 2006

Pus personne en parle

- Le premier perdant de Star Académie.
- Le ginseng et la spiruline.
- Le bogue de l'an 2000.
- L'ouragan Andrew.
- Joane Labelle.
- Greenberg.
- Badaboum.
- La Dow.
- Pluton.

vendredi, novembre 17, 2006

Le (s)crapbooking


Y'a des ti-collants pour les agrémenter, des cartons de couleur, du papier de fantaisie. Plusieurs madames Coucou ont vu ça à TiVi chez Clodine et elles veulent toutes en faire un. Au magasin, tout le temps: "avez-vous des scraboukings?" C'est cher au boutte pis moi, je trouve ça lette à mort.
J'ose à peine imaginer comment leurs souvenirs vont vieillir.

Cela dit, je connais plein de gens qui en font. Je ferme ma yeule. Même des fois, j'ose un "joli" plein de sympathie. C'est-tu ça, être hypocrite? C'est grave, hein, de ne pas toujours être sincère?

jeudi, novembre 16, 2006

Hé, les filles!

Coudonc, la publicité nous prend-t'y pour des connes? Les filles sont nounounes, on va leur faire avaler n'importe quoi! Inventons-leur un shampoing qui aura une "mémoire du style". Oui, oui, une mémoire du style, cibole! Tu te laves les cheveux pis y vont se souvenir comment t'étais peignée. N'est-ce pas merveilleux? C'est rien, y'a un autre shampoo qui, lui, va te protéger de l'hiver. Spécifiquement conçu pour le froid, t'auras même pas besoin de porter une tuque! Génial!

Ce n'est pas tout. Nous avons droit à toutes sortes de crèmes. Finies, les ridules et les imperfections! Elles sont remplies de soya, d'acides de fruits et de thé vert, très en vogue ces temps-ci grâce à leur bonne réputation. Belles belles belles, deviendront les vieilles peaux! Et celles anti-cellulite, on n'en parle même pas. Elles nous donnent envie de se ballader toute nue dans le vestiaire du gym et montrer à qui mieux mieux que, gnan gnan gnan, ma peau d'orange a sacré le camp!

Et le mascara qui allonge les cils, n'est-ce pas fabuleux? Un coup de brosse et voilà, nos cils viennent frôler nos sourcils. Hou, ça chatouille! Le rouge à lèvres, lui, tient même après avoir embrassé à bouche que-veux-tu un inconnu dans la rue. Le parfum que tu portes te donnera à tout coup un décolleté plongeant et sexy à mort tu deviendras. (J'te donne un tip : avec Chanel No 5, on devient Nicole Kidman)

Hé pis vous z'avez pas su ça, les Spécial K, c'est rendu du comfort food. Pis le Cotonnelle, du confort tout court. Le riz se cuit comme des pâtes, le rôti est plus facile à servir que jamais. Monsieur Net apparaît dans ta maison et t'offre son support moral quand vient le temps frotter. Spongi vide ton jacuzzi et fait rire tes enfants.

C'est ici que Sylvain Marcel apparaît et ah ha! On s'est toutes faites avoir!

mardi, novembre 14, 2006

Monsieur Cave et Madame Harvey

J'a-do-re cette photo de deux artistes que j'a-do-re. Quel duo! Dommage qu'ils ne se soient pas aimés assez longtemps...

Monsieur Bricole et Madame Coucou



Monsieur Bricole regarde à PBS le dimanche matin The Yankee Workshop et rêve de fabriquer des aussi beaux meubles. Avec d'autres monsieurs Bricole, tous se promènent dans les allées du Home, zieutent toutes les vis, les écrous, les ti-crochets, les mini-cossins impossibles à imaginer. Puisque tous ces bébelles doivent être posées au moyen d'outils, un détour là-bas s'impose. Tiens, une nouvelle drill DeWalt sans fil plus puissante. Hé que les Bosch sont beaux! Impossible de tout s'équiper avec ça, c'est pas achetable. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas se rendre dans le saisonnier, question d'admirer les nouvelles souffleuses. Un abri Tempo serait donc pratique. Moins de grattage, ça, c'est bien sûr!

Madame Coucou regarde à TLC le dimanche matin Trading Spaces et rêve décorer sa maison aussi bien que ce qu'elle a vu à la Tivi. Avec d'autres Madames Coucou, toutes se promènent à La Lingère chez Simon's, zieutent tous les rideaux, les nappes, les ti-napperons et les mini-babioles toutes aussi cutes les unes que les autres. Tout est donc beau, c'est effrayant, mais on peut pas tout acheter! Tant qu'à être ici, aussi bien continuer de faire le tour du magasin, question d'admirer le nouveau linge d'hiver. Un manteau plus chaud serait donc pratique.

Y'a pas à dire, hein, les monsieurs et les madames sont complètement différents!

samedi, novembre 11, 2006

Douce routine

Aaaah! Il fait bon de se coucher tous les soirs en petite cuillère et d'entendre le ronflement régulier de son amoureux. Il fait bon de savoir que ce ne sera pas un banal réveil-matin qui nous tirerons du sommeil, mais des gazouillis joyeux. Il fait bon boire son café dès le lever durant l'émission matiale à la téloche. Il fait bon de ne même pas écouter l'émission, mais plutôt de regarder déjeuner père et fils.

Partir ensuite prendre l'air, aller marcher. Revenir et coucher bébé endormi en chemin. Ouvrir l'ordi, aller voir mes amis bloggeurs. Composer des billets sans rien communiquer d'autre que notre petit quotidien et quelques souvenirs puisés ici et là.

Jouer. Ne rien faire d'autre qu'empiler des blocs. Ou jouer du xylophone. Ou marcher à quatre pattes. Ou danser. Puis, réchauffer le repas. Puis, voir arriver son amoureux. Toujours souriant et aimant.

Après la toilette, pendant le dodo de bébé, prendre un bon bain chaud. Se glisser ensuite sous les draps, à la même place. Reprendre la cuillère.

La méchante et redoutable routine m'a prise en otage, mais me voilà maintenant atteinte du syndrome de Stockholm.

jeudi, novembre 09, 2006

Les peurs de Mini-Dodo

- les voleurs qui pourraient entrer durant la nuit.
- le sida, je le voyais partout.
- les morts, les esprits, tout le kit.
- la mort de ma mère ou de mon père ou de mes frères.
- les extra-terrestres qui pourraient atterrir en arrière de chez-nous.
- le père de mon petit voisin Jérôme.
- le ramoneur de notre cheminée, Jacques Racine.
- le visage de mon papa sans sa barbe.
- les monsieurs en général, en fin de compte.
- les gros chiens.
- le sous-sol, toute seule.
- l'émission Demetan à la télé.
- le sommeil.

mercredi, novembre 08, 2006

I'm Kilroy

Merci beaucoup, monsieur Roboto. Merci beaucoup, monsieur Roboto, de m'avoir aidé à m'échapper quand j'en ai eu besoin. Le temps est venu de jeter mon masque afin que tous puissiez voir ma vraie identité. Je suis Kilroy. Kilroy. Kilroy.

mardi, novembre 07, 2006

Le petit Larousse illustré

Il est beau.
Il est propre.
Il connaît bien son français.
C'est Pascale Lefrançois qui l'a déjà dit.

Mais qui est-elle?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascale_Lefran%C3%A7ois

J'aimais mieux Stéphane Éthier, plus cool.
Et comme dico, y'a rien qui bat le p'tit Bob.

Fucké toé!

- Yoshimi Battles The Pink Robot, part 2.
- The Fiery Furnaces.
- Le roman de Nick Cave, And the Ass Saw The Angel.
- Les films de David Lynch.
- Charles-Éllas.
- Le monsieur qui vend des gratteux à Place Québec.
- Les biomodifications.
- Katerine.
- Marilyn Manson.
- Bree Van de Kamp.
- Les mimes et les clowns.

J'adoooore le bizôôôrre. Ça m'intrigue et je trouve ça fascinant.

lundi, novembre 06, 2006

La chute

J'ai grandi sous son regard, sans vraiment m'en rendre compte. Inconsciente de sa présence, j'ai appris à marcher. J'ai tombé, j'ai frustré, j'ai pleuré et un jour, je me suis rendue compte qu'elle était imminente. Elle allait rester près de moi pendant longtemps. Elle me guetterait à travers une grande fenêtre.

J'ai continué de grandir sous son regard en l'ignorant. Devenue consciente de sa présence, j'ai fait mes bons et mes mauvais coups en me foutant un peu d'elle. Sachant que son spectre serait toujours là de toute façon, je ne la craignais pas le moins du monde. Je ne me pensais pas forte pour autant. À force de la côtoyer, j'avais vraiment réussi à l'oublier.

Cependant, je remarquais que mon papa la surveillait presque tout le temps. Fasciné par elle, il y pensait souvent. Peut-être la craignait-il plus que moi? Souvent, je l'ai vu l'analyser sous toutes ses coutures, réfléchissant tout haut.

Puis un jour, il est devenu un peu trop myope. Il s'est procuré une lunette d'approche pour observer la chute de la montagne blanche. Elle est située juste en face de notre maison.

samedi, novembre 04, 2006

Ouin, Ouin et Reouin!

Parce que j'ai voulu tenir tes pieds en place en changeant ta couche. Parce que je n'étais pas assez vite en attachant les boutons de ton pantalon. Parce que j'ai un peu forcé sur ta tête en passant ton chandail. Parce que je t'ai enlevé le pot de Zincofax de tes mains. Parce que j'ai tenu tes bras pour passer les manches. Parce que je n'ai pas préparé ton déjeuner assez vite. Parce que tu voulais la cuiller. Parce que tu l'as échappée sur le plancher. Parce que tu avais soif. Parce que ton gobelet s'est retrouvé coincé dans ta chaise. Parce que j'ai essuyé ta bouche et tes mains avec une débarbouillette froide.

Parce que tu t'es cogné la tête. Parce que tu as trop rampé, parce que tu t'es épuisé. Parce que tu t'es tanné d'être sur mes genoux, parce que tu n'aimais pas les images et la musique de mon ordi. Parce que tu ne voulais pas aller dans ton lit, parce que tu ne voulais absolument pas dormir.

Parce que je suis pas allée te chercher assez vite. Parce que je t'ai déposé par terre. Parce que je ne voulais pas que tu joues avec les fils électriques. Parce que je t'ai déplacé ailleurs. Parce que j'étais occupée ailleurs.

Et ça recommence avec le dîner, le rechangement de couche, le redodo, le reréveil.

Et parce que tu as ta journée dans le corps. Et parce que j'ai la mienne. Et parce que tu fais des cauchemars. Et parce que, et parce que...

Mon amour, je t'aime. Je suis toute à toi. Mais parfois, tu m'épuises!


jeudi, novembre 02, 2006

Éloge à mon cheu-nous


Doux chez-moi, je m'ennuie.
Demain, je te retrouverai.

Ikea avant je passerai.
Bébelles de plus, tu en seras garnie.
De crédit, ma visa en sera remplie.