mercredi, octobre 25, 2006

Je l'aime, je l'haïs


Je l'aime pour son ouverture d'esprit. Pour la liberté qu'elle m'a donnée. Pour la drive qu'elle a. Pour l'accueil tranquille qu'elle m'a réservé. Pour sa culture. Pour son rythme effréné. Parce qu'elle est différente. Parce qu'elle m'a fait vivre toutes sortes d'émotions. Parce qu'elle a transformé la villageoise que j'étais. J'en suis tombée amoureuse petit à petit, à force de vivre en elle.

Je l'aime pour ses parcs. Pour ses pistes cyclables qui l'entourent. Pour la sympathique Saint-Denis, la snob Saint-Laurent, la laide Sainte-Cat. Pour son métro tout bleu que je trouve donc qu'il sent bon. Pour les files d'attentes polies en attendant l'autobus. Pour les ruelles où se côtoient des enfants multicolores. Pour la cacophonie de toutes ces langues étrangères qu'on entend tous les jours. Pour la gare centrale, mon endroit préféré. Pour les arbres géants, qui cohabitent avec les logements en rangées. Pour le marché Jean-Talon. Pour l'Ex-centris. Pour Frite Alors!

Après quelques années de passion, je me suis surprise à la détester. À cause de sa froideur, de son indifférence, du chacun pour soi. À cause du "fast-foot", où les pieds s'entrechoquent à vouloir toujours marcher plus vite. À cause des soupirs exaspérés de ses habitants. Je l'ai haïe pour son urgence de vivre. De mal vivre. J'en suis venue à prendre ses plis. Je suis devenue égoïste et agressive. Impitoyablement impatiente. Grise et morose.

Je l'ai peut-être trop aimée, elle m'a blessée. J'ai fini par m'en aller. J'ai eu de la peine. Maintenant, je suis guérie.

Aujourd'hui, je retourne à Montréal comme-ci je revoyais une ancienne flamme: contente de savoir ce qu'elle est devenue, mais soulagée de l'avoir enfin quittée.

lundi, octobre 23, 2006

Chosebine, la bottine


Chosebine aime les gens, mais pas trop longtemps pis pas tout le temps. Elle a plusieurs amis et s'intéresse à eux, à ce qu'ils font et à ce qu'ils sont, mais elle n'arrive pas à devenir intime avec eux. Elle sort en gang et réussit à vraiment s'amuser, mais elle n'invite que très rarement ses amis à la maison, sauf pour bouffer. Elle essaie de faire rigoler ou elle jase de sujets complètement superficiels. Elle ne se confie qu'avec parcimonie et regrette toujours de l'avoir fait. Comme-ci elle avait peur que ça se retourne contre elle. Elle se sent presque mieux toute seule, finalement.

Elle apprécie la compagnie des autres, mais adore rester sauvage sur son île confortable, en compagnie de sa petite famille.

vendredi, octobre 20, 2006

Brasse-les, tes tites-fesses!



Quand je suis contente, je me dandine. Mon p'tou dit que je me brasse les tites-fesses...

Ce qui fait brasser mes tites-fesses:

- "On va t-y se chercher des sushis, ma chérie?"
- "On monte t-y à Montréal en fin de semaine, beauté?"
- "On va t-y prendre une marche ailleurs aujourd'hui?"
- "On écoute t-y Twin Peaks ce soir?"
- "On va t-y voir Katerine au mois de novembre?"

Hé oui, ce sont les propositions inattendues qui font brasser mes tite-grosses-fesses. Je suis folle des surprises.

mardi, octobre 17, 2006

All you can eat



Un gigot d'agneau rôti à l'ail avec des flageolets. Des brochettes de boeuf. Un filet de saumon au citron. Un sauté de porc au curry rouge. Des crevettes Cap Hatteras. Des pétoncles sautés. Un homard vapeur. Des asperges fraîches. Des pâtes fraîches. Des moules marinara. De la soupe de poisson. Du riz basmati. Du poulet rôti. Un pâté au poulet. Une tourtière du lac. Des bines, des oeufs tournés, du bacon, des toast, des patates rissolées. Du fromage Boivin, du gorgonzola, de l'emmenthal, du Oka, du Saint-André, du brie, du parmesan reggiano. Du proscuito melon. Des tomates boconccini. Un hot-dog choucroute, des frites alors!, Un shish taouk, un vrai, avec des navets marinés, beaucoup. Des souvlakis. Une tajine épicée. Des McCroquettes. Une poutine Ashton ou Fringale. Un sous-marin Quiznos ou Mike's. Du Saint-Hubert. Une pointe de pizza mangée sur une plage du Maine. Une pizza au chèvre Pizzaio. Un jambon à l'os. Une salade grecque. Un dashi miso. Des dumpling frits ou bien vapeur. Des sushis. Des nouilles tonkinoises. Des nouilles chinoises. Une soupe Won Ton. Du riz frit. Des spare ribs. Du Chow Mein. Du Chop Suey. Des boules de poulet à l'ananas. Du poulet General Tao de la gare centrale. De la salade de macaroni. De la salade de riz au jambon. Du pain sandwich. De l'orignal bourguignon. Des escargots en petits capots. De la terrine de lapin avec beaucoup de gelée. Du foie gras de canard. Des cuisses confites. De la fondue au fromage, chinoise, bourguignone. De la raclette. Du gâteau au fromage, au chocolat, aux carottes. De la crème caramel, brûlée, glacée. La crème glacée de chez Roberto. Des biscotti aux amandes. Des muffins aux bananes et noix. Des fraises de l'île. Des dattes d'Iran. Du poulet au beurre. Du pain nan, aux raisins, au chocolat, aux olives, au levain, au blé entier. Des graines de tournesol salées, du pop-corn au beurre, ou le rose sucré. Du pain de viande. Des cigares au chou. Un bon spaghat avec ma sauce.

lundi, octobre 16, 2006

Mon amie d'enfance


On a joué à la mère pis à l'école. J'avais essayé de dormir chez elle une première fois, mais j'étais retournée chez nous parce que je m'ennuyais trop. Elle venait souvent chez nous. Son papa, c'était un pas gentil. Sa mère l'avait quitté et, pour la punir, il lui avait empêché de revoir les enfants. Elle trouvait ça bien étrange que ça ne crie pas chez nous. Elle disait qu'elle se sentait bien.

On s'habillait presque pareil. On avait décoré nos chambres presque pareil. On parlait presque pareil.

Plus tard, on a rencontré des garçons. On avait les mêmes goûts. On s'est piqués quelques fois à ce sujet. On s'est même fait de la peine, mais semblerait-il qu'on s'aimait toutes les deux encore plus parce qu'on se réconcilliait tout le temps. On s'est fait un partage équitable de Jessie, de Francis et de Stéphane. Tout ça, avant qu'elle déménage pour aller habiter avec sa mère. Elle est partie au beau milieu du secondaire 4. C'était l'hiver.

Elle a tout fait avant moi. Elle est née un peu avant. Elle a été menstruée avant. Elle a embrassé avant. Elle a fait l'amour avant. Elle a eu son bébé avant. Je la suivais toujours de près. Malgré sa grosse voix rauque et malgré sa grandeur, elle était pleine de fragilité et d'incontrôlables angoisses. Mais elle était mon modèle quand même.

On continue de se parler. Au téléphone. Environ une fois par mois. On se jase de Benjamin, de Loïc. De Yves et de Steven. De notre petit quotidien. Ou du grand. Du spectacle de Star Académie qu'elle a hâte d'aller voir, du dernier The Dears que j'aime moins que No Cities Left.

Nous sommes devenues bien différentes. Mais nous avons toujours un plaisir fou à se voir et à se parler. C'est comme-ci le temps n'avait rien effacé de notre complicité. Salut France, je t'aime!

Ouinnn! Ma Ma Ma ...

Ça fait fait donc un p'tit velours au coeur quand tu vas coucher ton bébé dans son lit et puis qu'il se met à pleurer parce qu'il ne te voit plus. Tu retournes le voir, puis, paf, sourire instantanné! Hummmm, c'est dur d'y résister...

vendredi, octobre 13, 2006

Gimme some Morphine



Steven et Loïc sont en train de YouTuber. On en est au groupe Morphine et à sa tête, le défunt Mark Sandman. Une basse à deux cordes, un sax pis une batterie. That's it pis stie que c'était bon!

Mark Sandman est mort sur scène à 42 ans, à Rome. Morphine ou bedon Cocaïne addict?

Ma chanson favorite de toutes : The Saddest Song (album Good)
Celle de Steven : Honey White (album Yes)
La notre : I know you (album Like Swimming)

Tout Morphine est à écouter dans la noirceur

jeudi, octobre 12, 2006

Le bien-être


Écrire le bonheur est très complexe pour certains. Ce n'est pas par peur du culcultiéisme, ça va bien au-delà. Plusieurs mots peuvent décrire avec précision la désolation, la colère, la frustration, la tristesse. Les mots défouloirs fessent, ils font mal au lecteur. Vous êtes obligés de les regarder pour les entendre. Ils vous explosent en pleine face.

Je suis heureuse et je n'arrive pas à trouver des mots à la hauteur de ce que je vis. Chaque matin, je touche au bonheur dans toute sa pureté et je n'ai pas envie de l'écrire. Je continue de le vivre.

mardi, octobre 10, 2006

Le Déhors

Faudrait p't'être que j'aille le voir plus souvent au lieu de me planter devant l'ordi. Ça fait tellement plus de bien respirer l'air frais que d'essayer de dire des niaiseries...

dimanche, octobre 08, 2006

Je suis malaaade


Cibole, quelle drôle de tournure ça pris tout ça, sur le blog de Druminick... Voyons, c'est pas un crime de faker un p'tit malaise pour s'accorder un reward : une belle journée à soi. Je ne dis pas que chaque journée de maladie est fakée, je dis juste que ça peut arriver une ou deux fois dans l'année...
Ah pis, câlisse, pourquoi je ressasse ça?

Doum, mille excuses pour cette plate allusion qui a déclenché tout ce brouhaha.

Message à tous ceux qui sont tentés de se cacher sous l'anonymat : pissous!

vendredi, octobre 06, 2006

Les choix du Président

Biscuits décadents.
Dentifrice à l'eucalpyptus.
Bonbons japonais.
Haïkus en commande spéciale.
Marie Laberge en coup de coeur.
Jeunes travailleurs à prix choc.

Bain mousse en bulle de verre.
Graines d'hibiscus à planter soi-même.
Arthur planté.
Bernard Pivot vénéré.
Gueniève étainisée.
Carla Bruni intronisée.

Miss Vicky's lime et poivre
Partie enseigner.

Fierté écorchée.
Toutankhamon estropié.

mercredi, octobre 04, 2006

Hey Ho!

Holà, faut pas s'inquiéter, là! Chus pas une fille complètement déprimée qui fait seulement se regarder le beigne pis pleurer sur son sort. Je suis très joyeuse, vous saurez. Très très heureuse, en plusse. J'ai un petit garçon complètement adorable qui fait fondre mon coeur en sourires et émerveillements. Pis j'ai un amoureux qui me comble de bonheur. C'est pas parce que je me remets en question que chuis complètement disjonctée!

Ici, c'est mon défouloir. That's it!

mardi, octobre 03, 2006

Dom qui doute

Je me suis longtemps crue pas assez responsable pour avoir un bébé. J'ai hésité bien longtemps avant de faire le grand saut. Même quand je sentais bouger Loïc, j'étais remplie de doutes sur mes compétences. Le doute me poursuivait jusque dans mes rêves. J'oubliais de le faire manger, je sortais des jours en le laissant dans son lit. Lorsqu'à l'intérieur de mes rêves, je me rendais compte de mes oublis, la panique m'envahissait. Mon coeur s'affolait, j'étais étourdie, je me sentais défaillir Et ça me réveillait.

Dans mes rêves, mon bébé n'a jamais été mort. Il m'attendait patiemment. Me faisant probablement confiance. Sachant peut-être qu'il était malgré tout en sécurité avec moi.

Suis-je digne de sa confiance? Est-il réellement en sécurité auprès de moi?

Les doutes ne quitteront jamais quitté mes pensées. Serai-je toujours là pour lui? Le laisserai-je se barricader dans sa chambre, sans m'intérresser à ce qu'il vit? Ferai-je assez confiance à son jardin secret? Respecterai-je ses différences? Lui laisserai-je assez d'air pour respirer?

Mon bébé semble être un enfant heureux. Le sera-t-il toujours? Quand l'heure des reproches aura sonnée, que me dira-t-il? De quoi serai-je coupable?

Peu importe. J'ai bien peur d'être condamnée à douter à perpetuité.

Ça se peut-tu...



Ça prend-t-y un doctorat en emballage de cadeau pour que notre candidature de PaperChief soit considérée? Estie, des fois, y a vraiment rien à comprendre...

J'vas être ben mieux avec Gaston à Place Québec, finalement!

lundi, octobre 02, 2006

Sur le divan

Est-ce de l'égocentrisme, le fait de n'avoir rien à dire de particulier et d'étendre tout ça dans un carnet ou sur un écran d'ordi? C'est-tu de l'autocontemplation? Une autoanalyse? Ché pas pourquoi, y'a des personnes qui s'introspectent tout le temps. C'est mon cas depuis que j'ai onze ans. Chaque soir, repasser en revue mon petit quotidien. À me demander si j'ai bien fait, si j'ai bien agi. À me demander pourquoi j'ai branlé dans le manche. Parfois je me demande si ça m'a empêché d'aller de l'avant. Toutes ces feuilles remplies et souvent jetées aux poubelles m'ont-elles été utiles? M'ont-elles aidées à devenir une meilleure personne? J'ai tenu un journal pendant presque dix ans. Puis, je l'ai tenu dans ma petite tête. Réfléchir à mes actes, tout le temps. Scruter mon être et me trouver totalement conne parfois. Et devenir vite déprimée jusqu'à ce que le sommeil efface tout ça. Et me réveiller de bonne humeur le matin en ayant tout oublié. Et recommencer le soir venu.
Mais la sérénité s'approche de moi tout doucement. Elle a mis neuf mois à franchir ma porte. Et depuis six mois, elle s'est discrètement fait un chemin. Elle ne réussira probablement jamais à m'envahir complètement. Je résiste encore.


Rouge Chaud


Crime que c'tait bon le show des Red Hot, hier soir!!!

dimanche, octobre 01, 2006

There is no cat

J'adore me retrouver toute seule. Ici, y'a pas un chat pis c'est ben plaisant. Je suis toute seule à me comprendre pis je peux radoter n'importe quoi. Écriture automatique. Pas manuelle. Transmission en différé seulement si j'appuie sur "publier". Publication non-officielle. Totalement superficielle. C'est moi ça. Superficielle. Narcissique en plus. Et égocentrique. Absorbée dans ma petite personne. Coudonc, j'ai-tu pris le chemin de la psychanalyse, moi?

Chasse aux sorcières

Il aura fallu l'écrasement d'un viaduc pour qu'on en cherche d'autres sur le bord de l'écrapou.
Il aura fallu qu'un tireur mal dans sa peau passe aux actes pour qu'on s'intéresse aux autres fuckés esseulés.