Ouin, Ouin et Reouin!
Parce que j'ai voulu tenir tes pieds en place en changeant ta couche. Parce que je n'étais pas assez vite en attachant les boutons de ton pantalon. Parce que j'ai un peu forcé sur ta tête en passant ton chandail. Parce que je t'ai enlevé le pot de Zincofax de tes mains. Parce que j'ai tenu tes bras pour passer les manches. Parce que je n'ai pas préparé ton déjeuner assez vite. Parce que tu voulais la cuiller. Parce que tu l'as échappée sur le plancher. Parce que tu avais soif. Parce que ton gobelet s'est retrouvé coincé dans ta chaise. Parce que j'ai essuyé ta bouche et tes mains avec une débarbouillette froide.
Parce que tu t'es cogné la tête. Parce que tu as trop rampé, parce que tu t'es épuisé. Parce que tu t'es tanné d'être sur mes genoux, parce que tu n'aimais pas les images et la musique de mon ordi. Parce que tu ne voulais pas aller dans ton lit, parce que tu ne voulais absolument pas dormir.
Parce que je suis pas allée te chercher assez vite. Parce que je t'ai déposé par terre. Parce que je ne voulais pas que tu joues avec les fils électriques. Parce que je t'ai déplacé ailleurs. Parce que j'étais occupée ailleurs.
Et ça recommence avec le dîner, le rechangement de couche, le redodo, le reréveil.
Et parce que tu as ta journée dans le corps. Et parce que j'ai la mienne. Et parce que tu fais des cauchemars. Et parce que, et parce que...
Mon amour, je t'aime. Je suis toute à toi. Mais parfois, tu m'épuises!
Parce que je suis pas allée te chercher assez vite. Parce que je t'ai déposé par terre. Parce que je ne voulais pas que tu joues avec les fils électriques. Parce que je t'ai déplacé ailleurs. Parce que j'étais occupée ailleurs.Et ça recommence avec le dîner, le rechangement de couche, le redodo, le reréveil.
Et parce que tu as ta journée dans le corps. Et parce que j'ai la mienne. Et parce que tu fais des cauchemars. Et parce que, et parce que...
Mon amour, je t'aime. Je suis toute à toi. Mais parfois, tu m'épuises!

4 Comments:
Moi qui pensais que les parents étaient immunisés aux pleurs de bébé...Je me sens un peu plus humaine de les trouver insupportables pendant que je travaille! J'imagine quand la même la pression que ça doit mettre sur les épaules d'une tite-meuman qui fait ce qu'elle peut avec tout son coeur!
Bof, y'a des journées (ou des pérodes) pires que d'autres. Habituellement, ça va, mais cette semaine à l'hôtel, c'était quelque chose!
Je compatis de tout coeur avec les parents en appartement qui ont peur de réveiller les voisins...
Il faut accepter qu'on n'a pas le contrôle sur tout et les parents non plus...Au travail, ce sont les crises qui m'énervent mais, en même temps, je comprends que les enfants doivent apprendre à ne pas tout convoiter et à se faire refuser des choses. Sauf que, quand on les emmène «jouer gratis» dans les magasins et qu'on leur coupe leur fun quand maman a trouvé son livre de psycho pop, je trouve ça un peu trash...
Mais je tolérerais assez bien les pleurs nocturnes, je crois. Je m'endors tous les soirs avec les hurlements de saoulons et de désespérés de la rue St-Jean...
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