She's in plastic. It's fantastic!
Je la trouvais tellement belle. Si grande en miniature. Avec sa taille de guêpe, ses longs cheveux blonds, ses seins pointus et ses longues jambes de caouchouc. D'ailleurs, il m'était impossible de lui enfiler des leggings : ça ne glissait pas assez. Les pantalons serrés étaient inenfilables, complètement. C'était pas bien grave après tout, je la préférais en robe. Les longues à frous frous et à crinoline.
Plusieurs madames ont dit qu'elle avait mauvaise influence. Qu'elle donnerait des complexes. Bien sûr, elle était trop belle pour être vraie, mais ça, je le savais même à sept ans. De toute manière, même si elle avait des attributs féminins accentués, elle n'avait rien entre les deux jambes. Ce n'était pas une vraie femme.
Ma préférée était la pêche et crème, mais elle n'était pas à moi. Moi j'avais celle avec la robe pleine de coeurs en velours rouge et en taffetas blanc. J'avais la médecin aussi. Et un Ken qui venait avec un bébé fille. Et un autre Ken cheap qui pliait pas les bras.
Je leur en fait faire, des bébés, à mes Kens pis à mes Barbies. D'ailleurs, c'étaient même pas leurs noms. Je leur en avais donné d'autres. J'ai inventé leurs histoires. Mes poupées se sont chicanées, puis réconciliées. Elles se sont aimées, elles se sont fait rire. Elles se sont trahies, elles se sont vengé. Elles sont restées amies. Elles avaient des beaux métiers, de belles soirées, mais leurs vies étaient étonnement conventionnelles. Elles avaient des chums, des bébés et faisaient leur marché.
Et comme dans un feuilleton, elles étaient toujours habillées, maquillées et coiffées impec. Même au saut du lit!
Plusieurs madames ont dit qu'elle avait mauvaise influence. Qu'elle donnerait des complexes. Bien sûr, elle était trop belle pour être vraie, mais ça, je le savais même à sept ans. De toute manière, même si elle avait des attributs féminins accentués, elle n'avait rien entre les deux jambes. Ce n'était pas une vraie femme.
Ma préférée était la pêche et crème, mais elle n'était pas à moi. Moi j'avais celle avec la robe pleine de coeurs en velours rouge et en taffetas blanc. J'avais la médecin aussi. Et un Ken qui venait avec un bébé fille. Et un autre Ken cheap qui pliait pas les bras.
Je leur en fait faire, des bébés, à mes Kens pis à mes Barbies. D'ailleurs, c'étaient même pas leurs noms. Je leur en avais donné d'autres. J'ai inventé leurs histoires. Mes poupées se sont chicanées, puis réconciliées. Elles se sont aimées, elles se sont fait rire. Elles se sont trahies, elles se sont vengé. Elles sont restées amies. Elles avaient des beaux métiers, de belles soirées, mais leurs vies étaient étonnement conventionnelles. Elles avaient des chums, des bébés et faisaient leur marché.
Et comme dans un feuilleton, elles étaient toujours habillées, maquillées et coiffées impec. Même au saut du lit!

3 Comments:
Se trompèrent-ils? S'actionnèrent-ils?
Le Coeur a ses raisons.
Elles avaient "des jours et des vies" pour devenir "Top Modèles", mais elles ne voyaient que "des feux de l'amour" pour leurs Kens chéris.
Je me rappelle d'avoir beaucoup joué à la barbie mais aucun détail ne me vient...Le quotidien de mes poupées était probablement trop banal pour faire les manchettes! Ma copine était full équip: caravane, piscine, moto, chien, etc...Moi j'étais une Barbie BS avec rien que du linge même pas acheté (ma mère me cousait des kits). Tsé, quand tu es né pour un petit pain (en plastique en plus).
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