jeudi, mars 08, 2007

Bonne fête les meufs!

Hé les meufs, c'est notre journée! Aujourd'hui, nous penserons qu'en Inde, on avorte les foetus féminins pour éviter de payer leurs noces. Nous penserons aux petites Chinoises qu'on laisse dans les orphelinats. Nous penserons aux autres qu'on cache, qu'on lapide, qu'on brûle. Nous penserons à celles qu'on viole, qu'on excise, qu'on vend, qu'on marie de force. Nous penserons à celles, trop petites, qui fabriquent nos vêtements dans une quelconque usine textile.

Nous nous sentirons complètement impuissantes en pensant à elles. Nous culpabiliserons pour notre confort. Nous culpabiliserons pour notre chance de vivre dans la ouate. Nous culpabiliserons de ne rien faire de vraiment concret pour elles. Nous culpabiliserons de n'avoir que des pensées à leur adresser.

Nous nous mettrons à penser à notre propre condition. Nous examinerons comment nous vivons. Certaines culpabiliseront d'aller mener leurs enfants à la garderie parce qu'elles adorent leur travail. Certaines culpabiliseront de s'offrir égoïstement des cadeaux. Pour d'autres, elles culpabiliseront d'avoir la chance de rester avec leurs enfants en sachant qu'il y en a d'autres qui n'ont pas le choix d'aller gagner des sous parce qu'elles élèvent seules leurs familles.

Hé les meufs, c'est notre journée! Allons frotter nos chaudrons en essayant d'oublier tout ça...





3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Hier, à Enjeux, il y avait deux reportages troublants.
Le premier traitait des mariages forcés. De jeunes québécoises originaires du Pakistan ou du Bengladesh se retrouvent forcées (par leur famille) de marier un homme qu'elles ne connaissent pas. Ces traditions se pratiquent encore aujourd'hui!
Le second traitait de la plus grande tuerie en série dans l'histoire du Canada: celle d'une cinquantaine de prostituées dont les restes ont été retrouvés dans une porcherie en Colombie Britanique. Presque 10 ans plus tard, le procès du principal suspect commence.
Effectivement, il y a de quoi se sentir impuissant...

10:43 p.m., mars 08, 2007  
Blogger Lolco7 said...

J'ai manqué le premier reportage, mais j'ai vu le second.

J'étais triste de constater qu'on ne se soit pas dépêché de faire enquête sur la disparition de "prostituées".
Le policier avait raison : si ç'avait été la disparition de "secrétaires", on se serait d'avantage inquiété.

2:58 p.m., mars 09, 2007  
Anonymous Anonyme said...

On voit bien à quoi tient une vie humaine!

8:41 p.m., mars 09, 2007  

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