Les beaux bobos
Il existe des bobos mythiques. N'est-ce pas poétique, être affecté de migraines de temps à autre? Avoir la tête qui éclate, vouloir seulement dormir, s'étendre sur la sphatte et se laisser mourir. Quelle poésie made in plamondon. Quel symbole de mal de l'âme que d'avoir le cerveau en douleur. Avoir la tête trop pleine, la perdre, avoir l'impression de devenir fou.
Quels clichés le mal de tête peut-il provoquer également. Pas ce soir, chéri, j'ai la migraine...
Et les insomnies? Elles aussi apportent une belle poésie. L'impossibilité de se laisser aller au sommeil, de perdre le contrôle de sa conscience. Les insomnies surviennent la nuit, quand tous les chats sont gris. Sachant que la plupart des gens dorment paisiblement, on a l'impression de faire partie d'une minorité, d'une petite gang clandestine. Soudain, on pense à ces travailleurs de nuit, à leurs vies à l'envers. On sourit pour eux et on leur envoie des ondes positives en étant convaincu qu'ils pestent probablement contre ce mode de vie.
Il existe des bobos plus nobles que d'autres. Les gaz intestinaux, eux, ces bulles de ventre qui ne désirent que prendre la fuite, sont-ils autant poétiques? Ballons gastriques, symphonies flatulentriques odorantes sous les couvertures, pourquoi hésite-t-on à parler de vous aussi ouvertement?
Et la gastro, peut-elle donner naissance à la rêverie? Ces rivières jaunes qui s'échappent de nos bouches avec violence, vous a-t-on déjà honorées avec grâce?
Quels clichés le mal de tête peut-il provoquer également. Pas ce soir, chéri, j'ai la migraine...
Et les insomnies? Elles aussi apportent une belle poésie. L'impossibilité de se laisser aller au sommeil, de perdre le contrôle de sa conscience. Les insomnies surviennent la nuit, quand tous les chats sont gris. Sachant que la plupart des gens dorment paisiblement, on a l'impression de faire partie d'une minorité, d'une petite gang clandestine. Soudain, on pense à ces travailleurs de nuit, à leurs vies à l'envers. On sourit pour eux et on leur envoie des ondes positives en étant convaincu qu'ils pestent probablement contre ce mode de vie.
Il existe des bobos plus nobles que d'autres. Les gaz intestinaux, eux, ces bulles de ventre qui ne désirent que prendre la fuite, sont-ils autant poétiques? Ballons gastriques, symphonies flatulentriques odorantes sous les couvertures, pourquoi hésite-t-on à parler de vous aussi ouvertement?
Et la gastro, peut-elle donner naissance à la rêverie? Ces rivières jaunes qui s'échappent de nos bouches avec violence, vous a-t-on déjà honorées avec grâce?

6 Comments:
Gastro en terre cuite, jeu d'mots gracieuseté de moi.
Elle est vieille, celle-là, Dominic c'est-la-danse-des-canards-qui-en-sortant-de Lamarre se-secouent-le-bas-des-reins-et-font-coin-coin!
Elle est très très vieille!
C'est moé qui l'a inventé, sti!
Je préfère les flatulences à la migraine, malgré la poésie. C'est un peu plus facile à vivre (sauf pour Dominic qui est avec moi derrière le comptoir des disquaires).
Julie, ne t'inquiète pas pour Doum. Je suis certaine que tu subis de temps à autre ses effluves corporelles.
De ces quatre bobos, moi aussi je choisis les flatules, ô combien libératrices. Je suis la championne des gaz bien sonores et odorants!
Ce serait drôle d'imaginer quelles seraient leurs couleurs en remplacement de leurs odeurs. De la fumée rose pour les pets de cretons, genre. Jaune-verte pour le chou, orange pour les bines... Ce serait comme des auras. Des auras anusaires.
Ha! ha! ha!!!!
Des auras anusaires!
J'ai commencé à travailler sur Plume Latraverse (mon prochain show) et je crois qu'il l'aimerait bien celle-là!!
J'ai une tante qui nommait ses pets.
Un pet qui pue la fin du monde et qu'on n'entend pas s'appelle un frawzie tandis qu'un pet sonore qui ne sent rien s'appelle un taribondin.
C'est pas de la poésie, ça?
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